Le problème du « littering »

Chaque année, 89 kg de déchets sauvages sont collectés, en moyenne par km, le long des routes nationales, et 309 kg le long des autoroutes. Le coût annuel du « littering » (le fait de jeter des déchets dans les espaces publics) est estimé à 996 000 € au Luxembourg, rien que pour l’action des Ponts et Chaussées.

Les déchets sauvages n’entrent pas dans un circuit de recyclage, ce qui constitue une perte en ressources et en énergie. Les déchets ramassés, constitués pour 49,1 % de matières plastiques, pour 18,6 % de métal et pour 5,2 % de verre, ont tous leur place dans les systèmes de collecte existants.

Le manque de poubelle est souvent la raison invoquée comme cause du littering. Pourtant les études démontrent que plus de 50% des actes de littering se situent à moins de 5 mètres d’une poubelle non-pleine et 10% des actes de littering se situent à moins d’un mètre d’une poubelle. L’installation de plus de poubelles et le nettoyage plus fréquent ne peuvent donc pas permettre à eux seuls de résoudre le problème des déchets sauvages.

Il n’existe pas de profil type de la personne qui jette ses déchets dans la nature. Il a déjà été observé fréquemment qu’une personne qui jette soigneusement une sorte de déchets dans la poubelle peut jeter d’autres objets dans la nature.

Le littering s’exprime de plusieurs façons :

  • Jeter les déchets en milieu public de façon furtive ou en pleine vue
  • Déposer les déchets sur une surface avant de s’écarter progressivement du lieu
  • Coincer les déchets dans des petits espaces comme des fentes

Les études montrent aussi que dans de nombreux cas les personnes ne sont pas conscientes de leurs actes ou comportements. 38% de la population ne considère pas par exemple, les déchets organiques comme des déchets sauvages. Près de 50% n’estime pas les déchets posés près d’une poubelle pleine comme du littering même si ces déchets risquent de se répandre dans l’environnement.

Les efforts ne peuvent donc pas se restreindre à des interventions physiques au niveau des lieux, mais un engagement avec le public est nécessaire afin de réduire les attitudes et comportements menant à commettre des actes de littering.

 

 

Source: Administration de l’environnement