Le problème du « littering »

Selon l’Administration de l’environnement, les services de nettoyage des communes collectent chaque année 1,6 kg par habitant de déchets sauvages. En 2015, 103 kg de déchets sauvages (contre 89 kg en 2008) ont été ramassés, en moyenne par km, le long des routes nationales, et 216 kg le long des autoroutes (contre 309 kg en 2008). Les quantités et la nature des déchets varient considérablement d’une année à l’autre.

Le coût annuel du « littering » (le fait de jeter des déchets dans les espaces publics) est estimé à 1,2 million d’euros au Luxembourg, rien que pour l’action des Ponts et Chaussées.

Le manque de poubelle est souvent la raison invoquée comme cause du littering. Pourtant les études démontrent que plus de 50% des actes de littering se situent à moins de 5 mètres d’une poubelle non-pleine et 10% des actes de littering se situent à moins d’un mètre d’une poubelle. L’installation de plus de poubelles et le nettoyage plus fréquent ne peuvent donc pas permettre à eux seuls de résoudre le problème des déchets sauvages.

Il n’existe pas de profil type de la personne qui jette ses déchets dans la nature. Il a déjà été observé fréquemment qu’une personne qui jette soigneusement une sorte de déchets dans la poubelle peut jeter d’autres objets dans la nature.

Le littering s’exprime de plusieurs façons :

  • Jeter les déchets en milieu public de façon furtive ou en pleine vue
  • Déposer les déchets sur une surface avant de s’écarter progressivement du lieu
  • Coincer les déchets dans des petits espaces comme des fentes

Depuis fin 2015, les agents de police et des douanes délivrent des avertissements taxés aux contrevenants. Ceux de l’Administration de l’environnement qui sont aussi habilités s’organisent et préparent en parallèle une grande campagne de sensibilisation.

 

Source: Administration de l’environnement